Pain pita et sandwichs levantins : bien plus qu’un simple pain
Introduction
Le pain pita a l’air discret. Il arrive souvent dans un panier, plié, chaud si possible, et personne ne fait de discours. Pourtant, sans lui, une grande partie de la table levantine perd son outil principal.
Le pita sert à tremper dans le hummus, attraper un morceau de falafel, accompagner une grillade, envelopper un shawarma, nettoyer une assiette, calmer une sauce trop généreuse, ou fabriquer une bouchée qui ne ressemble à aucune autre. Il est parfois pain, parfois cuillère, parfois assiette, parfois sandwich. Il a beaucoup de métiers pour un pain aussi simple.
Chez L’Orient des Délices, le pain pita accompagne les mezzés et sert de base à plusieurs sandwichs : falafel, shawarma poulet, kefta, chich taouk, agneau, selon notre menu.
Dans ce billet
- Qu’est-ce que le pain pita ?
- Pourquoi il est si important dans la cuisine levantine
- Le pain comme ustensile de table
- Les sandwichs falafel, shawarma, kefta et chich taouk
- Sauces, garnitures et équilibre
- Une recette maison de pita
- Commander ou goûter nos sandwichs à Chalon-sur-Saône
Qu’est-ce que le pain pita ?
Le pain pita est un pain plat, souvent rond, préparé avec une pâte simple : farine, eau, levure, sel. Lorsqu’il est cuit à forte chaleur, la vapeur peut former une poche à l’intérieur. Cette poche permet de le garnir, mais même sans poche parfaite, il reste utile pour accompagner les plats.
Dans le monde arabe, on parlera aussi de khubz ou de pain arabe, selon les pays et les usages. En France, on dit souvent pain pita pour simplifier. Comme souvent, le mot exact change selon les familles, les régions et les langues. L’important, c’est que le pain soit là quand le hummus arrive.
Le pita appartient à une grande famille de pains plats du Moyen-Orient et de la Méditerranée. Certains sont plus fins, d’autres plus épais, certains avec poche, d’autres sans. Il n’y a pas qu’une seule forme, mais il y a une idée commune : un pain simple, souple, fait pour accompagner la table.
Le pain comme ustensile
Dans une table de mezzés, le pain ne reste pas sur le côté. Il participe au repas. On le coupe, on le plie, on le trempe, on le charge, on le partage.
Avec du hummus, il devient cuillère. Avec un falafel, il devient support. Avec une grillade, il attrape le jus et la sauce. Avec du baba ghanouj, il ramasse ce qui resterait autrement au fond du bol. Ce serait dommage de laisser ça.
Cette manière de manger change l’ambiance du repas. On ne reçoit pas seulement une assiette individuelle. On construit sa bouchée. Le pain devient le lien entre les plats.
Du mezzé au sandwich
Le pain pita permet aussi de transformer une table en repas rapide. On prend un pain, on le garnit, et l’on obtient un sandwich levantin.
Dans notre menu syrien et libanais, vous pouvez retrouver plusieurs sandwichs en pain pita : falafel, shawarma poulet, kefta, chich taouk, agneau. Ils peuvent aussi entrer dans certaines formules avec accompagnements et mezzés.
Le sandwich n’est pas une version pauvre du repas. C’est une autre manière de manger les mêmes équilibres : pain, sauce, garniture principale, fraîcheur, acidité, parfois frites, parfois crudités, parfois pickles. Quand tout est bien dosé, chaque bouchée contient une petite table complète.
Sandwich pita falafel : le végétal qui cale vraiment
Le sandwich falafel est l’un des grands classiques. Il associe le croquant du falafel maison, la fraîcheur des crudités, une sauce au tahina ou au tarator, et le pain qui tient tout ensemble.
C’est un sandwich végétal, souvent vegan selon les recettes et les sauces utilisées, mais surtout un sandwich généreux. Il ne donne pas l’impression que l’on a retiré quelque chose. Au contraire, il joue sur les textures : croustillant, fondant, frais, acidulé.
Le danger principal du sandwich falafel, c’est la sécheresse. Un bon falafel a besoin d’une sauce et d’un peu de fraîcheur. Sinon, il devient sérieux. Et un falafel trop sérieux, ce n’est pas notre idée du bonheur.
Shawarma, kefta, chich taouk : le pain autour de la viande
Le pain pita accompagne aussi les viandes et grillades. Le shawarma poulet, la kefta, le chich taouk ou l’agneau n’ont pas le même caractère, mais le principe reste proche : une viande bien assaisonnée, une sauce adaptée, du pain, des garnitures qui équilibrent.
Le shawarma poulet appelle souvent une sauce à l’ail, la toumiyeh. Le bœuf ou certaines viandes se marient très bien avec des sauces au tahina, des pickles, des oignons ou des légumes. La kefta apporte les épices et les herbes. Le chich taouk joue davantage sur la marinade et la tendreté.
Le pain ne doit pas masquer la garniture. Il doit la porter. C’est une nuance simple, mais importante. Trop sec, il casse. Trop mou, il s’effondre. Trop épais, il prend toute la place. Le pain idéal sait se faire oublier, sauf quand il manque.
Les sauces : ce qui relie le sandwich
Un sandwich levantin sans sauce serait un peu comme une conversation sans réponse. Il peut exister, mais il manque quelque chose.
La toumiyeh, sauce à l’ail, accompagne très bien le poulet, les grillades et certains sandwichs. La sauce tarator, à base de tahina, citron et ail, va très bien avec le falafel et de nombreux mezzés. Ces sauces ne sont pas seulement des ajouts. Elles relient le pain, la garniture et les légumes.
Dans un bon sandwich, la sauce doit être présente, mais pas noyer tout le reste. Si elle coule jusqu’au coude, il y a peut-être eu un excès d’enthousiasme. Cela arrive aux meilleurs.
Pain pita, brunch et traiteur
Le pain pita est très utile dans un brunch oriental. Il accompagne le hummus, le foul, le labneh ou le tzatziki, les falafels, les mannakish, les fromages, les olives, les herbes. Il permet à chacun de composer sa bouchée.
Pour un événement ou une commande traiteur, il peut aussi servir de base à des plateaux sandwichs ou accompagner une table de mezzés. C’est une solution pratique pour les groupes : certains prennent un sandwich, d’autres préfèrent partager plusieurs plats.
Pour ce type d’organisation, vous pouvez nous contacter. Selon le nombre de personnes, la date et le type d’événement, nous pouvons vous orienter vers des mezzés, des sandwichs, des formules ou une table plus complète.
Recette maison de pain pita
Faire du pain pita à la maison est possible. Le résultat dépend beaucoup de la chaleur du four, du repos de la pâte et de l’épaisseur au façonnage. La recette paraît simple. Elle l’est, jusqu’au moment où le pain refuse de gonfler. Là, il faut négocier avec le four.
Ingrédients pour 8 pains
- 500 g de farine ;
- 300 ml d’eau tiède environ ;
- 7 g de levure boulangère sèche ou 20 g de levure fraîche ;
- 1 cuillère à café de sel ;
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, facultative ;
- un peu de farine pour étaler.
Étapes
1. Mélanger la farine et le sel.
2. Ajouter la levure dans l’eau tiède, puis verser progressivement.
3. Pétrir jusqu’à obtenir une pâte souple.
4. Ajouter l’huile si souhaité.
5. Laisser lever jusqu’à ce que la pâte double de volume.
6. Diviser en 8 boules.
7. Laisser reposer quelques minutes.
8. Étaler en disques réguliers, pas trop fins.
9. Cuire dans un four très chaud, idéalement sur une plaque déjà chaude.
10. Sortir dès que le pain gonfle et commence à colorer légèrement.
Points de vigilance
- Four pas assez chaud : le pain reste plat.
- Pâte trop sèche : pain dur.
- Pâte trop fine : pain fragile.
- Cuisson trop longue : pain cassant.
- Pas assez de repos : texture moins souple.
Même quand le pain ne gonfle pas parfaitement, il peut rester très bon pour tremper dans les mezzés. Mais pour un sandwich bien garni, la poche aide beaucoup.
Expérimenter le pain pita à L’Orient des Délices
Si vous préférez éviter la bataille du four, vous pouvez venir goûter nos sandwichs pita ou encore déguster nos mezzés directement avec le pain pita chez L’Orient des Délices, au 46 place de Beaune à Chalon-sur-Saône.
Vous pouvez consulter notre menu, commander en ligne ou réserver une table si vous souhaitez prendre le temps. Pour les groupes, les plateaux sandwichs, les mezzés ou une demande de brunch oriental, le plus simple reste de nous contacter.
Le pain pita est simple, mais il sait tout faire. C’est peut-être pour cela qu’on le remarque surtout quand il n’y en a plus.